Les petits pains de la pleine lune

« N’oubliez pas que la magie peut toujours se retourner contre vous ».

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Résumé.

Comme dans toute bonne boulangerie-pâtisserie, il y en a pour tous les goûts dans ce petit livre : du mystère, des choses graves, de l’humour (noir), de la tendresse (cachée).
Le héros est un jeune garçon coréen, sa mère s’est suicidée quand il était enfant et sa belle-mère le harcèle moralement. Un jour, il s’enfuit de chez lui et trouve refuge dans une pâtisserie, lui qui n’était pourtant pas fan de gâteaux !
Là il fera la connaissance d’une fille pas comme les autres, Oiseau-Bleu, et d’un pâtissier un peu sorcier.
Car dans cette boutique vraiment banale en apparence, on confectionne des gâteaux aux pouvoirs étonnants, qui son vendus sur Internet. Mais attention ! N’oubliez pas que la magie peut toujours se retourner contre vous.

Mon avis.

Tombée sur ce livre complètement par hasard à la médiathèque de ma ville, sa couverture et son résumé m’avaient alors immédiatement intrigué, l’histoire avait en effet l’air totalement magique, doudou, cocooning et pile poil ce que j’avais envie de lire à cette période de l’année et pourtant, après lecture, il s’est avéré que ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais même si j’ai finalement passé un bon moment de lecture.

Dans ce roman, nous allons faire la connaissance d’un jeune garçon dont la mère est morte alors qu’il était très jeune et qui vit désormais avec son père, sa nouvelle belle-mère et sa fille. Mais alors que sa belle-mère ne cesse de le harceler moralement, il perd peu à peu sa place au sein de cette famille recomposée et, suite à un énième drame, décide de s’enfuir de chez lui et trouve refuge dans une étrange pâtisserie où y travaille un pâtissier un peu sorcier et une jeune fille du nom d’Oiseau-Bleu, et même si la magie peut régler bien des soucis, il ne faut jamais oublier une chose… elle peut toujours se retourner contre vous.

J’ai plutôt bien apprécié ce roman, même si je reste encore aujourd’hui un peu déroutée par cet ovni littéraire. Alors que je m’attendais à une histoire pleine de magie et d’espoir, je reste étonnée du contenu de ce roman jeunesse, tout de même conseillé à partir du collège. Je trouve en effet que les sujets abordés sont tout de même relativement durs, difficiles, voir sensibles pour de tout jeunes enfants et je ne sais pas si c’est une question de culture ou pas… mais ça m’intrigue vraiment beaucoup, d’autant que les descriptions de l’auteur y sont quand même parfois assez crues et je pense que, selon la sensibilité de la personne, ces descriptions peuvent potentiellement choquer. Pour exemple vous pourrez y retrouver des sujets tels que le viol, le suicide, la pédophilie et le harcèlement moral et je trouve que l’espoir y est finalement assez peu représenté.
Les adultes de l’histoire n’ont pas non plus une bonne image hormis le sorcier et ne sont pas vraiment traités de manière très positive. J’aurais bien aimé, pour ma part, qu’il y en ai quand même quelques-uns qui sortent un peu du lot et qu’ils ne soient pas tous mis dans le même panier, histoire de montrer aux lecteurs et lectrices de ce roman qu’il y a quand même des adultes sur qui l’on peut compter.

Ce côté de l’histoire va heureusement être un peu contrebalancée par tous les passages sur la pâtisserie, le sorcier et Oiseau-Bleu, mais là encore, tout n’est pas forcément tout rose et on oublie les grandes effusions de sentiments, même la magie que je pensais belle et féerique, a ici ses revers et c’est pas toujours très drôle ou optimiste. Je trouve finalement cette histoire plus triste et bouleversante qu’autre chose et j’aurais vraiment apprécié qu’il y est un peu plus de positivité à l’intérieur. Car même si l’auteur navigue sans cesse entre la terrible réalité de la vie de cet enfant et le côté onirique de cette étrange pâtisserie, les rares moments d’espoir ont justement été trop rares à mon goût.

En résumé, une histoire douce-amère, mais malheureusement pour moi, plus amère que douce. C’est mélancolique, difficile, déroutant et très triste, mais ça reste malgré tout une bonne lecture.

Auteur    : Gu Byeong-mo
Éditions  : Philippe Picquier
Catégorie : Jeunesse
Pages     : 200

Publié par

Grande dévoreuse de livres et blogueuse en herbe, je suis aussi une maman chat comblée et une grande gourmande.

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