Simetierre

« La mort n’est pas seulement la fin de la vie, mais aussi le lieu où la souffrance cesse et où les bons souvenirs prennent racine. »

Simetierre

Résumé.

Louis Creed, un jeune médecin de Chicago, emménage avec sa famille à Ludlow, petite bourgade du Maine. Leur voisin, le vieux Jud Crandall, les emmène visiter le pittoresque « simetierre » où des générations d’enfants ont enterré leurs animaux familiers. Mais au-delà de ce « simetierre », tout au fond de la forêt, se trouvent les terres sacrées des Indiens, lieu interdit qui séduit pourtant par ses monstrueuses promesses. Un drame atroce va bientôt déchirer l’existence des Creed, et l’on se trouve happé dans un suspense cauchemardesque…

Mon avis.

Avec la récente adaptation cinématographique de ce roman, j’ai eu très, très envie de découvrir le livre à l’origine du film, puis j’ai finalement renoncé à cette lecture dans l’optique d’aller voir le film, avant d’encore une fois changer d’avis parce que la bande annonce était vraiment trop flippante et que je ne le sentais pas du tout…
Bref, au final et ne sachant plus quoi faire, j’avais complètement lâché l’affaire et étais passée à toute autre chose, mais c’était sans compter sur l’intervention de Manon du blog et de la chaîne Booktube Vibration littéraire qui l’a proposé en première lecture commune de son tout nouveau club de lecture, et comme il ne m’était finalement jamais vraiment sorti de la tête, je me suis enfin lancée avec l’espoir qu’il ne fasse quand même pas trop flipper…

Dans ce roman, nous allons faire la connaissance de la famille Creed au grand complet, qui vient tout juste d’emménager à Ludlow, petite bourgade tranquille du Maine. Ils vont ainsi rapidement s’adapter à cette nouvelle vie somme toute très agréable, faire la connaissance de leur super voisin, mais aussi des nombreux mystères que cache cette petite ville en apparence si tranquille… Suite à un drame, toute la famille va alors littéralement être plongée dans un tourbillon cauchemardesque et une chose est sûre, quand la mort frappe à Ludlow, mieux vaut la laisser tranquille.

En commençant ce roman, je m’attendais vraiment à une histoire très, très flippante, qui me fasse sursauter toutes les 5 minutes, qui m’empêche presque de dormir et honnêtement, ça n’a pas été le cas… non, ça a été bien pire.
La peur instaurée par cette lecture ne m’a pas fait hurler, ni trembler comme une feuille morte, mais elle s’est insinuée tout doucement en moi, par petite dose successive jusqu’à me glacer le sang et pour moi, c’est bien pire.

Stephen King nous propose en effet un roman d’ambiance où la mort est omniprésente et qui, sans franchement être extrêmement effrayant, instaure un climat de plus en plus malsain, malaisant, où l’on sait forcément qu’à un moment ou à un autre tout va partir en cacahuète et qu’on ne peut strictement rien y faire… On a beau se dire que non, c’est impossible que le personnage fasse ça, qu’il soit aussi stupide, et en même temps, on sait très bien qu’il va le faire, et plutôt deux fois qu’une.
La tension monte alors crescendo et c’est tout simplement horrible. C’est vraiment glauque, prenant, palpitant, on s’imagine la chose, on la pressent avec tous nos sens et ça nous tombe dessus qu’on le veuille ou non.
C’est franchement sans surprise et on sait très bien que l’auteur ne nous épargnera pas ce à quoi on s’attend plus ou moins, et pourtant on espère malgré tout, on se dit que peut-être, sur un malentendu…

On avance donc dans cette lecture entre peur, craintes, compréhension, questionnements, tristesse, énervement et ce, jusqu’à la toute dernière ligne où l’on referme alors ce livre avec une sensation de peur encore bien trop présente, mais aussi une petite pointe de tristesse en prime, parce qu’en plus d’être un roman « horrifique » à proprement parlé, l’auteur aborde extrêmement bien le sujet de la mort et nous amène forcément à nous questionner à un moment ou à un autre sur notre propre rapport à la mort et je trouve que cet aspect de l’histoire rend ce roman d’autant plus poignant.

Comme d’habitude et c’est un peu le « problème » avec Stephen King, il y a quelques longueurs dans l’histoire, mais qui selon moi sont vraiment nécessaires à la mise en place du climat de tension qui règne dans cette lecture et qui sont aussi très utiles pour mieux comprendre les personnages et honnêtement, ça ne m’a pas dérangé plus que ça.

Concernant les personnages justement, j’oscille vraiment entre deux sentiments vis-à-vis d’eux et je ne sais toujours pas quoi en penser. D’un côté ils m’énervaient, me stressaient, et me mettaient les nerfs à rude épreuve et de l’autre, ils me faisaient vraiment mal au coeur. Je les comprenais sans vraiment les comprendre et j’avais autant envie de les secouer que de les prendre dans mes bras. Cette ambivalence de sentiments n’a fait qu’ajouter un gros plus à cette lecture et je ne peux que le souligner.

En résumé, un roman glauque, poignant, flippant et excellent où la mort viendra non seulement vous effrayer, mais aussi vous questionner… Et vous, si vous en aviez l’occasion, vous feriez quoi pour vos proches ?
Une excellente lecture.

Auteur    : Stephen King
Éditions  : Le Livre de Poche
Catégorie : Horreur
Pages     : 636

 

Publié par

Grande dévoreuse de livres et blogueuse en herbe, je suis aussi une maman chat comblée et une grande gourmande.

Un commentaire sur « Simetierre »

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